Wagon Gondola mit 2cm Flak

La Flak légère des transports ferroviaires de la Wehrmacht.

Historique

L’armée allemande n’a pas attendu les bombardements alliés pour prendre en compte la défense anti-aérienne de ses convois, notamment ferroviaires.

Dès la Première Guerre mondiale, des montages de fortune avaient été réalisés, et en une occasion au moins, un wagon protégé par des madriers avait servi de wagon anti-aérien.

Le montage de pièces anti-aériennes sur voie ferrée relève de l’improvisation et de la capacité des ateliers du front à construire ensuite des matériels adaptés.

Une catégorie intermédiaire réside dans l’émission de documents réglementaires qui fixent des règles mais laissent une certaine liberté à la troupe pour la réalisation. Cette autonomie est obligatoire pour les trains de transport car c’est généralement la troupe déplacée qui fournit les armes et les équipages de ces trains, contrairement aux trains de FlaK « d’usine », équipés par la Luftwaffe.

 

Techniques et aménagement

Dans les cas, il s’agissait de donner la marche à suivre pour équiper facilement et « avec les moyens du bord », les wagons tombereaux en plates-formes anti-aériennes en utilisant les armes de la troupe : en général, cet armement était constitué de mitrailleuses MG 34. Avec l’évolution de la maitrise de l’espace aérien par l’aviation alliée, l’utilisation de pièces monotube de 2cm se généralise.

Un document réglementaire publié en 1940, le L.Dv. 1202 Schutz von Transportzügen gegen Fliegerangriffe (protection des trains de transport contre les attaques de chasseurs), de septembre 1940. La défense d’un train devait être assurée par 3 wagons, répartis à peu près à chaque quart du train. Il était aussi indiqué que les armes anti-aériennes des véhicules pouvaient être employées. Lorsque des pièces de 2cm étaient installées, il fallait laisser au moins une plate-forme vide de chaque côté du wagon armé.

Ce document prévoit sur wagon R et Om l’emploi de mitrailleuses simples et doubles, ainsi que de pièces de 2cm, et fournit des schémas cotés reproduits dans cet article. Il décrit un assemblage simple à base de bois, dont la caractéristique visuelle extérieure est la présence d’une balustrade qui fait le tour de la plate-forme centrale. Cette balustrade tenait lieu de rambarde de sécurité puisque le personnel debout dépassait largement les bords du wagon.

Initialement, une seule mitrailleuse était prévue en position centrale mais la faible puissance de feu et probablement l’impossibilité de surveiller deux secteurs à la fois, ont amené la troupe à doubler ces pièces.

L’accès au wagon se faisait par les portes latérales puis une échelle permettant de grimper à l’intérieur. Certaines photos montrent que les portes latérales avaient été condamnées et que l’accès se faisait en enjambant les bords du wagon.

Le montage d’une plate-forme surélevée donnait un espace de stockage de munitions et d’équipement sur le plancher mais ne fournissait aucun élément de confort à l’équipage, notamment pour se protéger des intempéries. On a vu ainsi apparaître des bancs aux extrémités (parfois un rembourrage en paille, servant certainement de literie improvisée), des tentes et même des protections improvisées en bois. Avec l’évolution du conflit, les équipages 

 

CONCLUSION

Ces wagons fournissaient la défense anti-aérienne rapprochée des convois et, réunis, pouvaient former un train anti-aérien. À ce titre, ils n’étaient absolument pas blindés.