T-26B nationaliste
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- Catégorie : Forces nationalistes
Les T-26B dans la guerre d'Espagne







Le 26 septembre 1936 arrivèrent à Carthagène, sous le commandement du capitaine Denkos, les quinze premiers chars soviétiques T-26B. Ils furent transférés à la station thermale d’Archena, où était en cours d’installation la base et l’école des forces blindées. Le 15 octobre, le navire Komsomol débarqua dans le même port cinquante autres T-26B, vingt-cinq automitrailleuses-canon BA-6 et six automitrailleuses légères FA-1. Au cours de ce même mois d’octobre, douze navires soviétiques et espagnols accostèrent dans les ports du Levant espagnol et déchargèrent notamment quarante chars T-26B supplémentaires.
Le 26 octobre, sous les ordres du commandant Pavel Arman, la première compagnie de T-26B partit vers Madrid. Le 29 octobre, elle participa à la contre-attaque de Seseña-Esquivias, où eut lieu le premier affrontement entre chars des deux camps. Le combat se solda par la perte de trois T-26B, tandis qu’un char italien CV-33 fut détruit et un autre endommagé.
Alors qu’Arman perdait un autre char à Parla, le colonel Krivoshein arrivait à Ocaña avec trois nouvelles compagnies de chars (34 T-26B). Avec la compagnie d’Arman, elles participèrent à une autre attaque républicaine, qui échoua également au prix de six chars perdus.
La compagnie d’Arman participa directement à la défense de Madrid, où le matériel soviétique démontra sa supériorité en mettant hors de combat vingt-huit chars allemands pour la perte de dix de ses propres véhicules.
À la fin de l’année 1936, 106 chars T-26B étaient arrivés en Espagne. Au cours du premier trimestre de 1937, cent autres vinrent les rejoindre. Entre les chars fabriqués en Espagne et ceux arrivés d’URSS, soixante-trois chars supplémentaires furent ajoutés avant la fin de l’année. Trois nouveaux lots, totalisant cinquante-neuf chars, furent incorporés aux forces blindées de l’Armée populaire en 1938, directement affectés au Groupement national des chars de combat.
Lors de la bataille du Jarama, les T-26B menèrent plusieurs actions offensives massives qui, bien qu’elles leur coûtassent la perte ou la capture de vingt-quatre chars, permirent de ralentir l’avance nationaliste et de détruire également dix-sept chars allemands PzKpfw I.
À la bataille de Guadalajara, la compagnie de T-26B du capitaine José González Gadea opéra dans les secteurs d’Almadrones, Castejón de Henares, Mirabueno et Algora. Elle soutint son infanterie et ralentit l’attaque italienne. Au cours de la contre-offensive, cette même unité intervint à Trijueque, au palais d’Ibarra, sur la route de Brihuega et dans cette dernière localité, perdant sept chars.
Brunete, l’une des grandes batailles de la guerre d’Espagne, fut également l’occasion de l’engagement des T-26B des deux camps. Le 2 juillet, une compagnie de « chars russes » fut constituée à Cubas au sein d’un bataillon nationaliste et entra en action le 17 du même mois. Les républicains réunirent quatre bataillons de chars — soit 120 T-26B — qui furent employés, souvent de manière inappropriée, dispersés entre les corps d’armée comme simples armes d’accompagnement de l’infanterie. Ils subirent alors de lourdes pertes : soixante et un chars détruits ou capturés.
Un mois plus tard eut lieu l’offensive contre Saragosse, dont le principal épisode fut la bataille de Belchite. Une cinquantaine de T-26B républicains y participèrent ; quinze furent capturés, endommagés ou détruits.
Lors des longues et dures batailles de Teruel et de l’Alfambra, les T-26B furent engagés intensivement des deux côtés. Les nationalistes perdirent deux chars, tandis que les républicains en perdirent quarante-sept, par panne, capture ou destruction.
Pour chaque soldat ayant mis hors de combat un char et l’ayant ramené à son camp, une prime de 500 pesetas était versée.

